Roya Heshmati
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L'Iran, pays connu pour son code vestimentaire strict pour les femmes, a récemment fait la une des journaux lorsque Roya Heshmati, une femme de 33 ans, a défié l'obligation de porter le hijab et a reçu 74 coups de fouet en guise de punition. Cet incident a déclenché une conversation mondiale sur les droits des femmes et l'application de codes vestimentaires conservateurs. Dans cet article, nous examinerons les détails de l'affaire Roya Heshmati, les implications plus larges du code vestimentaire du hijab en Iran et la lutte actuelle pour les droits des femmes dans le pays.

Le cas de Roya Heshmati

Roya Heshmati, une habitante de Téhéran, s'est retrouvée au centre d'une controverse lorsqu'elle est apparue tête nue à plusieurs reprises, défiant ouvertement le code vestimentaire du hijab. En conséquence, elle a été accusée d'"encourager la permissivité" et a reçu 74 coups de fouet en guise de punition. Les coups de fouet ont été administrés conformément à la loi et à la charia, comme l'indique le site web Mizan Online du pouvoir judiciaire.

Le rapport judiciaire explique que Roya Heshmati a été sanctionnée pour atteinte à la morale publique. En apparaissant non voilée dans des lieux publics très fréquentés de Téhéran, elle a été considérée comme encourageant la permissivité et le mépris des normes culturelles et des valeurs défendues par la société iranienne. Ses actes ont été jugés honteux, ce qui a conduit à sa condamnation et à la peine qui s'en est suivie.

Le code vestimentaire en Iran

Pour avoir posté cette photo, #Roya_Heshmati a reçu 74 coups de fouet. Cette photo peut sembler banale : une femme portant une jupe et un chemisier noirs marche dans la rue. La situation est cependant très différente en Iran en raison du régime islamique.
Pour avoir posté cette photo, #Roya_Heshmati a reçu 74 coups de fouet. Cette photo peut sembler banale : une femme portant une jupe et un chemisier noirs marche dans la rue. La situation est cependant très différente en Iran en raison du régime islamique.

Depuis la révolution islamique de 1979, les femmes iraniennes sont légalement tenues de se couvrir le cou et la tête avec un hijab. Ce code vestimentaire est appliqué par la police des mœurs et a fait l'objet de débats et de controverses parmi les citoyens iraniens. L'obligation de porter le hijab est considérée comme un reflet des valeurs islamiques et un moyen de préserver la modestie et la moralité publique.

Bien que les coups de fouet pour infraction au code vestimentaire soient relativement rares, les autorités ont récemment intensifié leurs efforts pour sévir contre ceux qui défient les règles. Cette répression a été déclenchée par la vague de manifestations antigouvernementales qui a débuté fin 2022, à la suite de la mort de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans qui avait été arrêtée pour avoir prétendument enfreint le code vestimentaire.

Pendant les manifestations, de nombreuses femmes se sont débarrassées de leur foulard ou l'ont même brûlé en signe de résistance. Cet acte de défiance a pris de l'ampleur et de plus en plus de femmes ont ouvertement bafoué le code vestimentaire. En réaction, les autorités ont renforcé la surveillance et fermé les commerces qui ne respectaient pas les règles.

Le cas de Roya Heshmati met en lumière la lutte actuelle pour les droits des femmes en Iran. Alors que le code vestimentaire du hijab est profondément ancré dans la société iranienne, un mouvement croissant prône une plus grande liberté de choix et d'expression individuelle. Des femmes, comme Roya Heshmati, remettent en question le statu quo et risquent des sanctions pour affirmer leur autonomie.

Origines kurdes et discrimination ethnique

Roya Heshmati, identifiée comme étant d'origine kurde, est confrontée non seulement aux conséquences du non-respect du code vestimentaire du hijab, mais aussi à la discrimination potentielle à laquelle sont confrontées les minorités ethniques en Iran. Hengaw, un groupe de défense des droits des Kurdes, a mis en avant ses origines kurdes, soulignant l'intersectionnalité de sa lutte pour la liberté personnelle et l'égalité des droits.

Les plateformes de médias sociaux ont joué un rôle crucial en amplifiant les voix de ceux qui défient le code vestimentaire du hijab en Iran. Le cas de Roya Heshmati a attiré l'attention après qu'elle a mis en ligne une photo d'elle sans porter le hijab obligatoire.

La lutte pour les droits des femmes en Iran est confrontée à de nombreux défis, tant juridiques que culturels. Le cadre juridique existant, fondé sur la charia, maintient le code vestimentaire obligatoire du hijab et limite la liberté d'expression et de choix des femmes. En outre, en raison de normes culturelles profondément ancrées, il est difficile pour les femmes de contester ces restrictions sans s'exposer à la stigmatisation sociale et à d'éventuelles répercussions.

La voie à suivre

Roya Heshmati
Roya Heshmati, une femme de 33 ans, a défié l'obligation de porter le hijab et a reçu 74 coups de fouet en guise de punition.

Malgré les difficultés, la lutte pour les droits des femmes en Iran se poursuit. Les militants et les organisations du pays et de l'étranger travaillent sans relâche pour sensibiliser l'opinion, plaider en faveur de changements politiques et soutenir celles qui défient le code vestimentaire du hijab. La communauté internationale joue également un rôle crucial en faisant pression sur le gouvernement iranien pour qu'il respecte les droits de l'homme et assure une plus grande liberté et une plus grande égalité aux femmes.

Les efforts déployés au niveau mondial pour soutenir les droits des femmes en Iran comprennent des campagnes, des manifestations et des initiatives diplomatiques. En braquant les projecteurs sur ce problème et en plaidant pour le changement, les individus et les organisations du monde entier contribuent au mouvement croissant en faveur de l'égalité des sexes et de la liberté individuelle en Iran.

L'éducation et l'autonomisation sont essentielles pour remettre en question des normes culturelles profondément enracinées et provoquer un changement à long terme. En fournissant des ressources, des informations et des opportunités aux femmes iraniennes, la communauté internationale peut contribuer à cultiver une société qui valorise le choix individuel, l'égalité et le respect des droits de l'homme.

Le fait que Roya Heshmati ait défié le code vestimentaire du hijab en Iran a attiré l'attention sur la lutte en cours pour les droits des femmes dans ce pays. Son cas met en lumière les difficultés rencontrées par les femmes qui choisissent de défier les normes culturelles et juridiques, ainsi que l'importance du soutien et de la solidarité internationale. Alors que la lutte pour les droits des femmes en Iran se poursuit, il est essentiel d'amplifier les voix de ceux qui prônent le changement et d'œuvrer en faveur d'une société plus inclusive et plus équitable.

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